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Mise à jour  du 1 juin 2012 (cliquez  pour accéder directement à la mise à jour)


Fontainebleau 15 avril 2010 

 

 

 

LA COULEUVRE À COLLIER NATRIX NATRIX

EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU

 

Quelques  mares de la forêt de Fontainebleau et leurs abords, hébergent un cortège de plantes et d'animaux très particuliers, inféodés à ces milieux humides.

La Couleuvre à collier, Natrix-natrix, fait partie de ces reptiles qu'il est toujours très intéressant d'observer et avec un peu de chance de photographier, dans ces biotopes.

Très bonne nageuse, elle passe beaucoup de temps dans l'eau, il n'est pas difficile ,à l'observateur immobile, de repérer dans l'élément liquide, ce grand serpent de parfois plus d'un mètre.

Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles, notons au passage que la taille varie avec l'âge des sujets.


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Elle est présente dans toute la France, sauf peut-être dans les "déserts" céréaliers comme ceux bordant la forêt de Fontainebleau.

Elle affectionne les endroits humides, mais il est tout de même fréquent de la rencontrer dans des endroits pierreux et secs, parfois bien loin de l'eau.

Si les milieux humides occupent une grande importance dans sa vie, à terre elle ne s'en laisse pas compter en ce qui concerne sa vitesse de déplacement !


 

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La coloration des individus est très variable, gris-olive, verdâtre ou brun-olivâtre.

Il est bien difficile de définir, à mon avis, une couleur précise.

Mais  tous les individus porte un genre de collier, jaune, blanc ou même parfois orangé, juste derrière la tête. 


 

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Comme tous les représentants de l'espèce le corps est recouvert d'écailles, 

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Les yeux et les pupilles sont ronds.

À la différence des lézards, les yeux restent ouverts (ils ne se ferment, ou ne "clignent", pas)

 

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La Couleuvre à collier, ce qui est une règle chez les serpents,  se sert de sa langue pour détecter et analyser les odeurs. Animée de mouvements extérieurs, la langue se charge de micro-particules odorantes, analysées par  l'organe de Jacobson, disposé dans la partie supérieure de la cavité buccale. 

 

 

 

Cette détection  passe par plusieurs stades :


-la langue se "charge" d'éléments odorants.

-la langue est rentré dans la gueule.

-les fourches de la langue sont introduites  dans les cavités de l'organe de Jacobson.

-les particules sont analysées par l'organe de Jacobson.

-l'animal adopte un comportement adapté aux résultats de l'analyse.


 

 

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La couleuvre à collier est généralement active en fin de matinée et en début d'après-midi, d'après mes observations.

Comme tous les reptiles sa température varie avec celle du milieu ambiant.

Une température basse, réduit donc ses activités, et du même coup ses dépenses énergétiques.

Sa teinte omochromique  , lui permet de passer inaperçue...jugez plutôt

 

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Tapie, dans les sphaignes , elle "guette" et surveille, analysant sans cesse son environnement olfactif.

 

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Sur terre ou dans l'élément liquide même technique...

 

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Ses proies, ne peuvent "imaginer" un seul instant que ce morceau flottant peut à tout moment causer leur "perte".

Quittant les rives, elle se dirige vers des proies potentielles, fort bruyantes en cette fin de matinée.

 

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"Devisant joyeusement" cette assemblée de Grenouille vertes Rana esculenta, ne se doutent pas un instant du drame dont elles vont être les témoins, et les actrices.

Nageant tranquillement la Couleuvre à collier se dirige vers le groupe, seule la tête sort de l'eau, mais la voilà déjà près des premières, récipiendaires

 


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Calmement, elle se redresse, peut-être pour avoir une meilleure vision de la scène ?

 

 

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Qui sera l'élue ?

Ah ! pas de chance, un faux mouvement, elle me repère et disparait à toute allure.

Quelle manque de veine !

« Là Jeanpoule t'as pas assuré, le scoop c'est loupé »


Ce sera pour une prochaine fois, il suffit d'être patient, en effet la nourriture principale de la couleuvre comprend des amphibiens, mais également des petits poissons, parfois des oisillons, ou de petits rongeurs.

Les têtards sont les proies favorites des jeunes couleuvres à collier.


Après avoir ingéré sa proie, entière comme il se doit, la couleuvre passera beaucoup de temps à la digérer, bien installée dans un endroit calme.

 

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Trop souvent victimes de comportements imbéciles, de la part de nos semblables, ces animaux réservent à celles et ceux qui veulent s'en donner la peine, de très belles et instructives observations.

 


À bientôt les amis pour de nouvelles aventures Naturelles,

sur

photonaturefontainebleau.

 

 

 

 

MISE À JOUR DU 1 JUIN 2012
 

 

 

La couleuvre à collier est une excellente chasseuse de "petites bêtes" aquatiques.

La tête hors de l'eau elle paraît bien inoffensive pour le petit peuple qui "barbote" au fond de la mare.

Elle trompe bien son monde y compris l'observateur que je suis !

D'une brusque détente elle plonge et capture une proie à sa convenance, unTriton palmé (Lissontriton helveticus). 

Trois ou quatre minutes lui sont nécessaires pour avaler tête en avant cette femelle de triton palmé.


 

 

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0261-2291.jpgCliquez pour agrandir

 

 

 

 


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Fontainebleau le 20 10 2009

 

 

MISE À JOUR DU 17 FÉVRIER 2012 

 

 

Il me semble intéressant de porter à votre connaissance les faits suivants :

Le crapauduc de Larchant voit son statut évoluer favorablement.

 

Les installations temporaires mises en place chaque année, durant la période de migration des amphibiens, ont été remplacées par une structure en béton.

Vous pouvez consulter le document de synthèse élaboré sous le timbre du Parc du Gâtinais.

 

Petit reportage photographique.

 

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Vue générale

 

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Le marais de Larchant 

 

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Le conduit de "réception" des animaux

 

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Le conduit au niveau d'un passage souterrain

 

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Panneau caoutchouc destiné à obscurcir le conduit et à freiner les courants d'air

 

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Jonction des conduits aérien et souterrain

 

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Le caniveau collecteur aérien côté marais

 

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Le raccordement entre les deux conduits, aérien et souterrain

 

 

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 Le dispositif est "doublé" par un passage souterrain classique

 

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Le dispositif de capture et de comptage, remarquez les seaux enterrés

 

 

PRÉSENTATION DÉTAILLÉE DU DISPOSITIF


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  Gros document un peu long à charger

 

Je tiens à remercier chaleureusement Julie M. Technicienne des milieux naturels du Parc du Gâtinais pour sa précieuse collaboration



 

 

 

UTILITÉ ET FONCTIONNEMENT DU CRAPAUDUC

 

 

Voyons tout d'abord le sens du  mot crapauduc.

Il se compose de « crapaud » et de « duc », le crapaud que l'on ne présente plus ...

 

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En latin, "duc" signifie conduire ou emmener, comme par exemple :

Aqueduc, emmener de l'eau ;

Viaduc, emmener une voie ou route ; etc.

Il s'agit d'un dispositif destiné à conduire, ou plutôt diriger, les crapauds et tous les amphibiens migrateurs, vers un lieu précis.

Dans le cas qui nous occupe, c'est vers leur lieu de ponte et d'accouplement que nous désirons les conduire, (et les ramener).

 

 

20070000_crapauds_ffb-.jpg


Installé de façon permanente comme à Sorques, il permet et favorise également le passage et la traversée de la route à de nombreux autres  animaux. 

Quel est le problème, pour que l'on décide de construire ce  dispositif.

Chaque année la plupart des amphibiens rejoignent le lieu, où ils sont nés, pour se reproduire.

 

 

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Cette migration, nocturne, s'effectue à petite vitesse, à la faveur de périodes pluvieuse ou très humides.

Les "couloirs" de migration empruntés par nos amis coupent inévitablement des voies ferrées, des canaux,  des routes ou des autoroutes.

Ces dernières sont les plus "meurtrières" et chaque année ce sont de véritables hécatombes qui se produisent sur ces axes routiers.

 

Malheureusement ce n'est pas la présence de panneaux qui peut faire ralentir les automobilistes lancés à pleine allure.


Que le véhicule roule doucement ou très vite, la différence des vitesses de déplacement est toujours défavorable aux amphibiens.

 

 

 

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Ces charniers ne sont pas pour déplaire aux prédateurs fréquentant assidûment ces lieux une fois la nuit tombée.


Pour éviter ou réduire les hécatombes, des bénévoles installent des dispositifs en toile, en plastique, ou en caoutchouc destinés à arrêter, puis canaliser les animaux.

Ce sont les crapauducs temporaires.

 

 

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Comme ici aux abords du marais de Larchant.

 

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Permanent, ou temporaire le crapauduc est conçu de la même façon, un obstacle, est tendu en travers du couloir de migration.

Le long de ce rideau, à intervales réguliers sont disposés, des passages souterrains, ou des seaux, destinés, respectivement à guider ou à recueillir nos amis.

 

 

crapauduc-sorques-et-larchant_45-bis.jpg

 


Les seaux sont vidés chaque matin de l'autre côté de la  coupure.

 

Point important à signaler, la migration s'effectue en deux temps.

Un aller vers la zone de frai, puis un retour vers le territoire où vit chaque animal.

Il est donc impératif d'installer deux  barrières de chaque côté de la coupure c'est à dire à droite et à gauche de la chaussée.


Le temps aidant, et les pressions exercées auprès des pouvoirs publics, finissent quelquefois par porter leurs fruits.

De temporaire le crapauduc devient permanent, comme ici à Sorques.

 

 

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Le crapauduc de Sorques est construit sur un couloir de migration empruntés chaque année à la même période par nos petites bêtes.

Plusieurs passages souterrains de faible hauteur ont été installés sous la chaussée. 

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Ci dessous vue du tunnel dont on voit l'autre extrémité.

 

Durant les migrations, les animaux ne se dirigent pas naturellement vers ces passages souterrains, des barrières de bois les "contraignent" à emprunter ces corridors.

 

 

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Ils buttent sur la barrière de bois puis s'engagent dans le couloir, une fois de l'autre côté, ils tombent dans un réceptacle servant à les comptabiliser.

Ils sont relachés chaque matin vers leur zone de frai (ou vers la forêt lorsque la période de reproduction est finie). .

 

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Le dispositif de récupération vu de plus près

 

 

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Deux locataires en attente d'une libération anticipée

 

 

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Tout serait parfait dans le meilleur des mondes si nos amphibiens n'en décidaient autrement.


Nous constatons au fil des années que le "couloir" de migration emprunté par les amphibiens s'est détourné de l'obstacle mis en travers de leur chemin (les barrières de bois).


Il faut donc à nouveau, chaque année mettre en place bâches et seaux dans le prolongement du crapauduc permanent, afin d'éviter de nouvelles hécatombes.

 

 

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Il est intéressant de constater que l'Homme voulant contraindre la Nature et concevoir un monde à son image, se trouve désemparé face à des réactions imprévisibles.

 

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Grenouille rousse Rana temporaria


 

La Nature pendant des millions d'années a eu le temps de tester toutes les solutions aux problèmes rencontrés pour s'adapter  à la  plus rationnelle.  Cette évolution des espèces continue de nos jours.

 

 

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Localisation des crapauducs de Sorques et Larchant

 

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Sorques

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Larchant

 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

 

 

 



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LE CRAPAUDUC DE SORQUES EST-IL TOUJOURS AUSSI EFFICACE ?

 

 

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Les conditions météo, doux et pluvieux de la veille, ont sans aucun doute favorisé les mouvements migratoires des amphibiens.

Cela m'incite à passer par le crapauduc de Sorques avant de me rendre en forêt de Fontainebleau ce samedi 19 mars 2011. 

À 6 heures du matin, 100 à 200 crapauds gisent sur la chaussée, un vrai "massacre" !

Le plus grand nombre d'individus est comptabilisé au niveau de la bâche plastique ajoutée au crapauduc permanent.

Les animaux arrivent à franchir l'obstacle, comment font-ils , mystère.

Installé à grands frais et après de nombreuses années de procédures, le crapauduc ne remplit pas, ou plus, sa mission de protection.

Je ne pense pas que la pose d'un panneau tel que celui-ci inciterait les conducteurs à réduire leur vitesse et à leur faire éviter les animaux.

 

 

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Une seule solution, adoptée par de nombreux pays, fermer cette route durant la migration.

Des solutions de contournement peuvent être facilement envisagées et ...appliquées.

 

Ils sont pourtant beaux nos amoureux !

 

 

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Comme vous le savez les anciennes sablières de Sorques sont utilisées chaque année par les amphibiens, en grande majorité des crapauds, pour se reproduire. Hélas, cette année encore, beaucoup périront sous les roues des véhicules.

 

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Je constate également que les dispositifs utilisés chaque année pour dénombrer les animaux  ont été abandonnés. Manque de personnels, ou lassitude ?

 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

 

 

Fontainebleau le 19 mars 2011.

 

LIENS


 


À quoi sert un crapauduc et comment est-il conçu. Note 0071

article - 29/10/09 - À quoi sert un crapauduc et comment est-il conçu. Note 0071 - utilité et fonctionnement du crapauduc

 

 

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Mots clefs : Bombina variegata, sonneur à ventre jaune, sonneur pieds épais, crapauds, discoglossidés


 

  DÉCOUVERTE D'UN SITE DE REPRODUCTION DU BOMBINA VARIEGATA 



Le contexte.


Ce petit crapaud, dont la taille adulte n'excède pas 5 cm est encore présent en forêt de Fontainebleau. Des naturalistes ne l'ayant pas observé in situ ont conclu un peu trop rapidement, à sa disparition.

Le très faible effectif présent m'incite à penser que sa disparation est de toute façon inéluctable.

 


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L'animal.

Une des principales caractéristiques de ce petit amphibien, de l'ordre des "anoures"  (amphibiens dépourvus de queue) de la famille des discoglossidés (comprenant les crapauds sonneurs, les discoglosses et les crapauds accoucheurs), réside dans la coloration jaune ou orangé parsemée de taches noirâtres de sa face ventrale

 


onneur ventre jaune Bombina variegata 02

 


 Son corps est plutôt applati et de couleur grise, jaunâtre, voire olive assez foncé.

 


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Sa pupille, en forme plus ou moins prononcée de cœur, est caractéristique à l'espèce.

 


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Son œil est prohéminent, comparé aux autres epèces.

 


bombina variegata

 


La forme de la pupille chez les anoures est un des critères permettant leur identification.

 


Ci dessous un petit inventaire des formes de pupilles.

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Pour se reproduire il préfère les très petites mares, les vasques, les ornières des chemins, là ou l'argile est présente ce qui n'est pas  si fréquent ici à Bleau.

 


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Notez sur cette photographie, la présence d'algues filamenteuses, signe d'une eutrophysation du milieu. ce qui ne semble pas gêner nos amis.

 


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La période de reproduction.

La période de reproduction de ces petits crapauds s'étend de mai à septembre, période pendant laquelle ils effectuent trois ou quatre pontes.

 


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Lors de nos séances de prises de vues, nous avons pu observer un accouplement assez particulier, et, inhabituel, c'est le moins que l'on puisse dire.

 


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La ponte.

Chaque ponte compte une centaine d'œufs collés sur les plantes aquatiques.

 


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Les pontes échelonnées, dans le temps, permettent par leurs développements décalés, de pallier la "mortalité" résultant des milieux peu profonds  choisis par les Bombina variegata pour y déposer leurs œufs.

Il est donc assez fréquent d'observer dans une même vasque, des œufs, des embryons, et des têtards.

Cette particularité fait partie des adaptations permettant à l'espèce de perdurer malgré l'assèchement des points d'eau choisis pour la ponte.

 


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En dehors de la période d'hivernage, ils passent pratiquement tout leur temps dans l'eau.

 


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Avec une pratique de la "natation" assez surprenante. Ils se laissent flotter entre deux eaux, les pattes largement écartées.

 


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Périodes d'activités.

Ils sont très actifs de jour comme de nuit. Les déplacements d'une vasque à l'autre,  semblent se dérouler de nuit.

 


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Le chant.

Le nom de l'espèce "sonneur" à ventre jaune décrit non seulement la coloration des individus mais leur chant, qui pourrait ressembler à celui d'une cloche. Il se compose d'une seule note répétée plus ou moins rapidement, et peut se traduire par des "poup poup". Comme beaucoup d'amphibiens ils semblent avoir une prédilection pour les chants en chœurs. La plus forte intensité des chants est enregistrée la nuit.

Bombina variegata ne possède pas de sacs vocaux comme  :

La Rainette arboricole Hyla arborea.

 


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ou la Grenouille verte Rana esculenta

 


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Les causes de raréfaction.

La pression humaine, la prolifération de l'habitat individuel, les traitements chimiques, la gestion ultra mécanisée des forêts, y compris celle de Fontainebleau, les traitements  chimiques et la sécheresse récurrente auront raison de cet animal.

Une espèce disparaît  en même temps que son milieu de vie ou/et de reproduction. Un certain nombre d'individus est nécessaire pour qu'une espèce soit considérée comme viable.

Cet effectif doit absolument être supérieur aux pertes provoquées par : la prédation, des étés secs, des hivers rigoureux, faute de quoi les animaux survivent mais disparaissent. Ce principe peut s'appliquer à toutes les espèces sans distinction.


Conclusions.

Je n'aurais pu mener ces observations sans l'aide précieuse de Sylvain et de Boris que je remercie tout particulièrement.

Considéré  à tort comme disparu à Fontainebleau, le Sonneur à ventre jaune Bombina variegata se maintient au sein d'une population que nous pourrions qualifier de relictuelle.

Les pressions anthropiques exercées sur cet animal et les milieux qu'il fréquente, me porte à penser que sa survie n'est pas assurée. Ce n'est qu'une question d'années pour pouvoir affirmer : il a bel et bien disparu !



À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.



Les éventuelles observations de cet animal  faites ici à Fontainebleau  ou en limite de forêt peuvent m'être transmises par courrriel.


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Faut-il croire tout ce qui est écrit ?

 

Je viens d'acheter un magazine  à la librairie de mon village et comme à mon habitude, avant de quitter la boutique je feuillette la presse dite "nature".

Je tombe, c'est bien le mot, sur un article dans lequel, le journaliste nous vante les bienfaits des promenades en forêt de Fontainebleau, puis parlant des mares de forêt, dresse un inventaire des "animaux aquatiques" (sic) y trouvant refuge.


Autrement dit, il ou elle, peu importe, dresse une liste exhaustive des amphibiens de la forêt de Fontainebleau.


Qu'elle n'est pas ma surprise de voir, entre autres , y apparaître la Salamandre tachetée Salamandra salamandra


Voici une information surprenante, en effet beaucoup d'auteurs reprennent à leur compte des textes qu'ils ont recopiés ici ou là, sans bien entendu en contrôler la véracité.

 

Écrire un article sur les amphibiens de la forêt de Fontainebleau, nécessite une prise de contact  avec des personnes fiables, des "gens" de terrain qui passent une partie de leur vie à inventorier le vivant.

C'est le cas des Naturalistes de la vallée du Loing, dont le siège est au Laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau.


L'adresse de l'A.N.V.L. Laboratoire de biologie végétale Route de la Tour Dénécourt 77300 Fontainebleau. 

Le téléphone: 01 64 22 61 17

Le site de l'A.N.V.L.       http://www.anvl.fr

L'adresse électronique de l'A.N.V.L.   anvl@anvl.fr


Nous rejoignons là le monde de l'internet où chacun se découvre des talents de journalistes, en recopiant et diffusant des nouvelles, des bruits de couloir, que sais-je encore.


Quel crédit scientifique accorder à des revues publiant de tels articles

 

Concernant la présence de la salamandre, prenons quelques textes au hasard.

Le procès verbal de l'état des lieux de la forêt de Fontainebleau , la Salamandre y est notée comme épisodique, ou rare.


Consultons également l'ouvrage d'un ami herpétologue, P Lustrat, qui parle de l'absence de cet animal en forêt, en effet, expliquant les mœurs de cet amphibien, il démontre que nous avons très peu de chance de l'observer.

Il y aurait dit-il, le conditionnel est de rigueur,  une petite population près de la mare de  (caché) qui n'est pas une mare de platière, mais également en d'autres lieux Bellifontains, aménagés par l'homme, (correspondants plus au milieu préféré de notre animal)  mais ils ne font pas partie de la forêt de fontainebleau.


Pourquoi citer dans cet article, la salamandre, peut-être à cause de ses couleurs et de sa taille, qui il est vrai  "flash" plus que celles nos tritons, (en voici un ) plus modste dans son apparence.



Copiede20080311_amphibien

 

 

Le ou la journaliste a peut-être voulu faire la relation entre la forêt et le château où vécu un de nos Rois de France qui, justement avait choisi, la salamandre comme emblème.

En suivant ce raisonnement la licorne pourrait, aussi...



2009_02_12_1045_monuments_chateau_fonainebleau


 

Il existe également un groupe de rochers dits " de la Salamandre" mais il n'y a jamais été observé de salamandre.

 
Pour illustrer son article, le journaliste ne disposait peut-être, que de cette photo de salamandre.


Notons que beaucoup de personnes capturent des animaux, puis les relâchent en forêt domaniale de Fontainebleau. Il en est de même pour les plantes que certains n'hésitent pas à transplanter en forêt, estimant que, "cela ferait quand même mieux",on peut donc trouver ici à Bleau des plantes ou des animaux  "vivottant" bien loin de leur milieu d'origine.

Nombreux sont les étudiants, les scientifiques,  fréquentant la toile, ne prenant pas pour argent comptant  ce qui y circule,  et ils ont bien raison.

La presse écrire ne doit pas échapper à cette règle de saine prudence.

Mais la presse n'est pas la seule concernée par le copier coller, c'est le cas de certains cabinets d'expertises procédant, pour nos décideurs à des études de milieux naturels, leurs conclusions laissent parfois à désirer là aussi.


Exemple: à l'initiative d'un élu local, les ruines d'anciens fours à chaux, situés aux abords de Moret-sur-Loing, devraient être transformés en site pédagogique  !


Une enquête  menée par un de ces cabinets  dresse la liste des orchidées présentes sur ce site, et à ma grande surprise des orchidées, assez rares, dont une station comptant 150 pieds, sont absentes de l'inventaire.


À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

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Mouvement migratoire prénuptial des amphibiens.


 

Chaque année les amphibiens effectuent de grands mouvements pour se rendre sur leurs lieux d'accouplement et de ponte.

Les jours pluvieux facilitent et accentuent ces déplacements.

 

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La plupart des amphibiens naissent dans le milieu aquatique et passent la deuxième partie de leur vie sur la terre ferme.

Amphibien signifie "deux vies" faisant référence au phénomène de la métamorphose qui existe chez nombre d'entre eux. L'Axolot un animal bien surprenant ne passe pas par cette phase.

Les amphibiens quittent les milieux humides aprés leur métamorphose, et n'y reviennentt que pour s'accoupler et pondre.

On estime que les animaux retournent s'accoupler dans le milieu qui les a vu naître.


Schéma du développement d'une grenouille rousse.

 

Cycle_dun_anoure

Emprunt fait à: http://www.chambon.ac-versailles.fr/science/faune/phy_a/resp/metam_gren.htm


 

Les amphibiens s'accouplent sans qu'il y ait une fécondation interne, (exception faite chez les salamandres),le mâle dépose son sperme sur les œufs une fois pondus par la femmelle.

Les amphibiens dépendent étroitement des conditions météo, il ne peuvent comme certains autres animaux, réguler leur température interne, on dit d'eux qu'ils sont poïkilothermes.

Les périodes de grands froids retardent les périodes de ponte.

Les zones humides sont d'un grand intérêt pour la reproduction des amphibiens, leur disparition entraîne inévitablement celles des animaux venant s'y reproduire.

Considérées trop souvent et à tort comme le refuge de maladies ou de mauvais esprits , elles ont été systématiquement "combattues" c'est à dire asséchées et mises en culture.

Le clergé et ses zélés serviteurs n'ont eu de cesse de faire disparaître ces milieux d'une richesse inestimable, la relève dans cette lutte est assurée de nos jours par les agriculteurs.

Un rapide tour d'horizon permet de se rendre compte que ces zones humides, servent trop souvent d'exutoire à notre civilisation de l'éphémère, quelle municipalité n'est pas fière d'avoir comblé tel marais ou tel endroit boueux.

Le cas des Landes est emblématique de la situation, voilà une région qui au siècle dernier était un véritable patchwork de milieux humides, transformée à  l'heure actuelle en usine à bois et où la maïsiculture fait également d'énormes ravages sur les eaux souterraines et sur les terres.


Et pourtant à entendre les forestiers  c'est une "victoire" une victoire sur quoi exactement ?   

Les zones humides ont régressées de façon  alarmante , il est trop tard pour revenir en arrière.

On s'aperçoit mais un peu tard du rôle joué par ces zones humides dans, la régulation des inondations, la recharge des nappes phréatiques, le développement de la vie animale, etc.


 

Amphibiens_6

 

Pour les amphibiens, l'eau est d'une importance capitale, en effet sans zones humides pas de lieux de ponte.

Les pontes sont déposées dans des eaux calmes facilement réchauffées par les premiers rayons printaniers, mares, zones inondées, creux de rochers, mais parfois en des lieux risquant d'être asséchés.

Ces amas ou cordons gélatineux se repèrent de loin, ils flottent entre deux eaux accrochés aux herbes, parfois il s'agit d'un véritable tapis couvrant la surface liquide.

 

Amphibiens_7

 

Les crapauds

 

Amphibiens_3

 

pondent de longs chapelets d'œufs tandis que les grenouilles rousses ...

 

Amphibiens_2

 

par exemple pondent leur œufs en une sorte d'amas de la taille d'une assiette.

La ponte a lieu généralement de nuit, avec comme dis plus haut des pics lors des nuits douces et pluvieuses.

Les œufs sont protégés par leur enveloppe vitelline et par le milieu liquide.

Ils donneront aux beaux jours naissance à une myriade de têtards, s'ils ont été fécondés et s'ils ne tombent pas sous la dent d'un prédateur.

Cet apparent gâchis de vie animale conditionne pourtant la survie des espèces.



Amphibiens




 

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Petit truc pour réaliser des photographies de grenouilles vertes sans trop de difficultés




Attachez sur un fil à coudre un petit morceau de végétation ressemblant à un gros insecte, fixez ce fil sur une petite branche.

Agitez l'appat devant le "nez" de la grenouille.

Si elle est réceptive, elle ne tardera pas à se déplacer pour attraper votre appat.

Le tour est joué vous la faites se déplacer là où vous voulez.

 

Jugez plutôt...

 

20070418_grenouille_verte_01  

 

 

Une patte sur la fausse mouche, un sourire en coin... sacrée grenouille va !

Quelques prises de vues réalisées avec cette technique

 

 

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