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Note parue une première fois le 24 décembre 2007

Mise à jour en date du 21 mars 20011

 

 

VESTIGES DE LA "GRANDE GUERRE" À FONTAINEBLEAU

 

 

 

DÉCOUVERTE D'INTÉRESSANTS VESTIGES EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU. 

 

Certaines parcelles de la forêt de Fontainebleau méritent un petit détour, en effet il y a dans ces endroits des vestiges pouvant dater de la première guerre mondiale.
 

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Ce ne sont pas, et vous vous en rendrez-compte, si vous allez sur place, des vestiges laissés par les carriers.

Nous sommes bien en présence de tranchées, appelées "boyaux", durant le premier conflit mondial.   


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La structure, la profondeur et le tracé sinueux sont caractéristiques des tranchées creusées et utilisées par les poilus, entre 1914 et 1918.

 

 

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La presse de l'époque ne fait pas mention d'une ligne de front à cet endroit.  


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Il pourrait s'agir d'un camp d'entraînement, et de ce qui reste des travaux pratiques exécutés par les militaires.

Le terrain du polygone est à quelques encablures.

Ces parcelles appartenaient-elles au ministère de la guerre de l'époque ? 

Une vue plongeante permet d'apprécier la complexité des boyaux, ici des postes de tir. Probablement une batterie d'artillerie.  

 

 

20071228 vestiges guerre fontainebleau 15

 

 La taille des arbres dans les boyaux peut nous aider à dater ces travaux.

Approximativement 90 à 95 ans, cela nous amène pratiquement aux environs de 1910.

 

 

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Si ces vestiges datent de la première guerre mondiale, faut-il comme suggéré lors d'une conférence animée par un technicien de l'ONF, les soustraire du régime d'exploitation ? 

* Conférence proposée durant les journées du patrimoine, au centre des archives nationales de Fontainebleau.

 


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Nota : Dans le même périmètre, j'ai découvert les restes d'un avion Allemand datant de la dernière guerre,  Là non plus pas de trace écrite.

 

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

 

 

 


Mise à jour importante en date du 21 mars 2011.

 

Il s'agit bel et bien, comme je l'avais suggéré, de travaux servant à l'entraînement des militaires séjournant à l'École d'Artillerie de Fontainebleau.

Cette école que je pensais fermée aprés la déclararation de guerre en 1914, à bel et bien réouvert ses portes en 1915, le premier avril très exactement.

Jusqu'à la fin de la guerre ce sont près de 20 000 élèves qui "passeront" ici afin de se perfectionner dans la maitrise de l'artillerie.

Tranchées , emplacements de batteries, casemates, etc, servaient donc bien à entraîner les élèves de l'école avant leur départ pour le front.

 

 

    Monument aux morts de l'artillerie et du train des équipages.

Quartier des Héronnières Fontainebleau (monument actuellement à Draguignan)

coll personnelle

  monument_aux_morts_artillerie.jpg

 

 

TEXTES EXTRAITS DU SITE L' E.M.I.A

 

 

L'ÉCOLE DE FONTAINEBLEAU.

 

Une école d'artillerie et du génie est créée à Fontainebleau le 11 Décembre 1871. Les salles d'instruction, les bureaux administratifs sont installés dans les bâtiments des "Héronnières", les élèves sont logés dans les anciennes chambres des palefreniers, aménagées pour eux, au-dessus des écuries du "carrousel". Un peu plus tard l'école s'agrandira en englobant d'autres dépendances du château : le pavillon Henri IV où sont les chambres des sous-lieutenants, et le pavillon des princes pour les aspirants logés en dortoirs. Un grand polygone est taillé dans la forêt avoisinante. L'instruction, initialement calquée sur celle de Metz évolue vers un enseignement plus pratique.

Par décret du 17 Juin 1902, les futurs artilleurs sortant de l'école polytechnique devront servir, dès leur sortie de cette école, un an dans un régiment comme sous-lieutenants et ne feront ensuite qu'un an à l'école d'application. Ce régime a permis de former en dix mois d'école les futurs commandants de batterie de 1914. En 1909, la création de vingt et un régiments (du 40° au 61° R.A.) demande une augmentation importante des cadres de l'artillerie. On fait alors appel aux anciens cyrards et maixentais (volontaires), en service dans l'infanterie. Leur formation d'artilleur est assurée par l'école de Fontainebleau. En 1912, l'artillerie et le génie sont séparés. L'école d'application et la division technique du génie rejoignent à Versailles l'école des sous-officiers créée en 1884. L'école des sous?officiers d'artillerie s'installe à Fontainebleau.

L'instruction dispensée à ''Bleau" est très variée ; outre les exercices extérieurs (écoles à feux, batteries attelées, services en campagne, équitation, etc.) le programme comprend : histoire et géographie militaires, cours de mécanique, étude de la manoeuvre des machines, cours d'hippologie et d'hippiatrique, cours de dessin, coupes géologiques de terrain, étude de l'aéronautique, applications de l'électricité, leçons facultatives de bicyclette, conférences sur le "rôle social de l'officier"; en 1913, cours d'automobilisme.

Le déclenchement des hostilités en 1914 interrompt les activités de l'école pendant neuf mois. L'instruction reprend le ler Avril 1915 avec une grande intensité et sans arrêt jusqu'à la fin de la guerre. Pendant cette période, l' école a vu passer plus de 20 000 élèves. En 1918, elle a reçu des stagiaires de l'armée des Etats-Unis d'Amérique.

 

 

 

 

L'ÉCOLE D'APPLICATION DE L'ARTILLERIE APRÉS 1918

 

Après la guerre, les promotions sont nombreuses et variées. L'école reçoit:
- des officiers subalternes nommés sur le champ de bataille en fonction de leurs aptitudes au commandement et au tir, d'âges très différents, décorés de la croix de guerre, de la légion d'honneur ... et qui désirent poursuivre leur carrière dans l'arme;
- des polytechniciens dont le stage dure deux années (Xl et X2);
- des élèves officiers d'active admis après concours (E.O.A.) jusqu'en 1923;
- en 1921, des élèves officiers de réserve (EOR.) dont beaucoup ont suivi la préparation militaire supérieure (P.M.S.) et dont le nombre croissant arrive à dépasser les possibilités de logement et d'installations de l'école de Fontainebleau. (On envisage alors de grouper les EOR. dans une autre garnison, et c'est Poitiers qui a l'honneur de voir s'implanter l'école militaire d'artillerie (E.M.A.) qui recevra les E.O.A. en 1923.
- à partir de 1924, les sous?lieutenants issus de l'école militaire d'artillerie de Poitiers (de l'artillerie métropolitaine, de l'artillerie coloniale, du train - ces derniers jusqu'en 1928, date à partir de laquelle ils seront en application à l'école de Saumur qui s'appellera école de cavalerie, de la garde et du train) ;
- des officiers de réserve (lieutenants et sous-lieutenants) en stage pour leur titularisation comme officiers d'active ;
- des lieutenants et des capitaines appelés à devenir "instructeurs" dans les régiments hippomobiles ;
- des officiers et des sous-officiers stagiaires au centre d'instruction automobile (C.I.A.).

Les installations de l'école s'agrandissent, en particulier celles concernant le centre d'instruction automobile et le cours d'équitation (on comptait près de 700 chevaux en 1939).
L'organisation des programmes et des emplois du temps est si bien réglée que la noria des brigades dans les différentes salles de cours, de démonstrations, dans les manèges, sur les terrains de manoeuvres et de tirs se fait sans heurts; quel admirable minutage ! L'ambiance de travail ne peut conduire qu'à des résultats excellents, grâce aussi aux brillantes qualités de tous les professeurs et instructeurs, sans oublier les cadres de la direction (général commandant l'école et son état-major). L'année scolaire se termine généralement par un séjour dans un camp où se font des exercices en commun pour les diverses promotions (X, OA, OR) la visite du général inspecteur de l'artillerie clôture les écoles à feux. Ensuite, c'est la détente avec un voyage d'études : par exemple, en 1928, visite de l'arsenal de Toulon suivie de démonstrations de tirs de côté et visite des ateliers de construction de Bourges ... Et, c'est la dislocation après l'amphi garnisons et le départ en permission !
Mais voici la déclaration de guerre du 2 septembre 1939 ; cadres et élèves rejoignent leurs postes de mobilisation. L'école doit se réorganiser : la plupart des cadres d'active sont remplacés par des officiers de réserve ; et l'on dut effectuer des ponctions dans les régiments pour récupérer des instructeurs. Le Chef d'Escadron Aublet (aujourd'hui général C.R.) écrit dans le bulletin d'information et de liaison des officiers d'artillerie d'active et de réserve N° 13 de décembre 1955 :

"... Le déficit en officiers d'artillerie qui se faisait sentir depuis plusieurs années obligea à procéder à un recrutement massif ; on fit appel en premier lieu aux élèves de l'école polytechnique ceux qui y avaient terminé leurs études des deux années, ou de première année seulement vinrent suivre un cours de cinq mois ; ils étaient 97 de la 1ère catégorie, 158 de la seconde. Les grandes écoles civiles envoyèrent, de leur côté, 62 stagiaires. Il fallut, en outre, recruter des élèves aspirants ; un premier stage d'élèves aspirants de l'artillerie coloniale amena encore 62 élèves ; puis, arrivèrent le 11 décembre 1939, 113 EOR. du concours en 1939 et le 3 janvier 1940 des candidats EOR. des groupements spéciaux du concours de 1938 ; une dernière série d'élèves aspirants, la plus nombreuse, arriva en avril 1940.

... L'école s'était agrandie au détriment du quartier Lariboisière ou logeaient les élèves les différents cours et services fonctionnaient à plein sous la haute direction du général de Vaucelles. A partir du 10 mai, la vie de l'école devint fiévreuse : mauvaises nouvelles du front, alertes aériennes pour tous les bombardements de région parisienne, passage d'interminables colonnes de réfugiés, désir mal contenu des officiers qui voulaient partir se battre.
... Aussitôt après l'évacuation de Paris, début juin, l'école dut préparer son repli. La région choisie pour ce repli était la ville de Poitiers et ses environs. Les moyens étaient, d'une part ceux de l'école et de ses services annexes, 1er groupe école, centre d'instruction automobile, carrousel, d'autre part la voie ferrée.
... "Tous les éléments de l'école regroupés à Poitiers le 22 juin se replient vers Limoges. De nuit, en deux étapes, par des itinéraires détournés et encombrés, au milieu d'innombrables difficultés les colonnes atteignent Saint-Laurent sur Gorre, Saint-Auvent, Saint-Cyr, Niolet, villages situés à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Limoges. C'est dans cette région que, partie cantonnée, partie bivouaquée, l'école de Fontainebleau vécut ses derniers jours tandis qu'un détachement, resté à Jaunay-Clan (près de Poitiers) était entièrement fait prisonnier le 24 juin.
... La démobilisation des éléments regroupés en zone libre s'effectua peu à peu en juillet et août, tandis qu'un petit noyau fut constitué pour aller fonder à Nîmes, la nouvelle école de l'artillerie.
... Ainsi disparut dans la tourmente de 1940, après 70 ans d'existence l'école qui avait formé des milliers d'officiers et quelques-uns des plus grand chefs de l'armée française". La citation à l'ordre de l'armée (croix de guerre avec palme) décernée à l'école d'application de l'artillerie témoigne du rôle prestigieux qui fut le sien de 1871 à 1940 et de la valeur des cadres sortis de son sein :

Après avoir, aux jours tragiques de juin 1940, dû abandonner son cadre traditionnel de Fontainebleau, a affirmé sa volonté de combattre jusqu'au bout en envoyant une poignée de ses jeunes artilleurs se battre avec héroïsme pour la défense des ponts de la Loire, à côté de leurs camarades de Saumur et de Saint-Maixent. Sur tous les champs de bataille de France, d'A.F.N., d'Italie et d'Allemagne, aussi bien qu'aux marches lointaines de l'union française, dans les rangs de la résistance ou dans les camps de déportation, les cadres qu'elle avait formés se sont magnifiquement comportés, prouvant par le sacrifice de plus de neuf cent officiers d'artillerie dont treize généraux, que leur école d'application restait digne de son long passé de gloire, valeur et abnégation. A ainsi pris une part importante dans la victoire."


 

 

 

Il semblerait que ces vestiges soient menacés par des débardages destructeurs effectués sous la direction de l'O.N.F

 

Extrait d'une lettre d'un de nos lecteurs

 

 
De manière plus douce, par ignorance peut-être mais je n'y crois pas, les tranchées école que tu connais ont subit les passages de grumiers. Résultat, plusieurs tranchées coupées. Je suis intervenu dernièrement auprès du service archéo de l'ONF parce que des pins marqués à la bombe rouge se trouvaient au milieu des tranchées au Nord de l'extrémité Est du XXXXX. Mon inquiétude est grande car j'ai une expérience de l'activité ONF.
 


LIENS



 

 

ECOLE MILITAIRE INTERARMES HISTOIRE et TRADITIONS


 

POLYGONE ARTILLERIE FONTAINEBLEAU




 


 

Publié dans : -Histoire préhistoire
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