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martin_pecheur--9-.jpg

 

Je vous propose de découvrir un nouvel article sur ce bel oiseau.

C'est à lire sur

Photonaturefontainebleau nouvelle édition;

Et c'est

 

ICI

 


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renard-pelage---10-.jpg

 

 

Un nouvel article vient de paraître sur


Photonaturefonatainebleau nouvelle édition


Vous pouvez le consulter


 ici

 

 

 



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  PEINTURES RELIGIEUSES EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU

 

 

peintures_rupestres_fontainebleau-0001.jpg

 

 

Cet article corrigé est consultable sur mon nouveau site

 

Photonature Fontainebleau nouvelle version

 

 

Sous le titre : Le prosélytisme réligieux c'est quoi ?

 

 

Publié dans : -Pollution
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pieds-nikeles.jpg

 

Saint Hulot priez pour nous. 2014 009

"L'écologie est une chose trop sérieuse pour être confiée aux écologistes" et aux opportunistes.

 

 


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barbe-de-glace-cheveux-de-glace_copie-interdite-photo-_JP-L.jpg

 

 

Cet article paru une première fois sur ce site le 23 02 2012 est actuellemnt visible

sur mon nouveau site à cette adresse :

 

 

http://photonature-fontainebleau.blogspot.fr/

 

L'article est référencé ici :

 

http://photonature-fontainebleau.blogspot.fr/2014/02/de-grands-fils-blancs-sur-des-morceaux.html

 

 

Publié dans : -Phénomènes météo
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Je suis heureux de vous annoncer la naissance d'un nouveau blog dédié à la photographie.

 

chateau

 

Fontainebleau Photographie

 

est le complément naturel du blog

 

PhotonatureFontainebleau nouvelle édition

 

Le principe est simple, une carte permet de localiser le lieu de prise de vue

 

suivie des photos réalisées à cet endroit

 

Vous pouvez vous abonner à ce nouveau blog pour me suivre dans me spérégrinations photographiques.

 

Fontainebleau Photographie

 

 


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Renard-marquage--5-.jpg

 

Le renard roux utilise des glandes odoriférantes pour marquer :
- son territoire ;
- ses congénères, et plus particulièrement ses jeunes appelés renardeaux ;
- des proies, trop volumineuses pour être emportées, consommées sur place ;
- ses coulées, et ses passages particuliers ;
- son terrier, plus particulièrement lors de l'élevage des jeunes.
Elles permettent également, grâce à la diffusion de parfums spécifiques, la reconnaissance entre individus.

 

Lisez la suite de cet article en allant sur

 

http://photonature-fontainebleau.blogspot.fr/

 

à bientôt



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Photographier c'est peindre ou écrire avec la lumière.

Il existe de très nombreuses techniques photographiques, portrait, architecture, paysage, macro-photographie, micro-photographie, chasse photo, etc.

La photographie peut  être pratiquée, sur terre, dans les airs, dans l'eau, sous l'eau, sous terre, etc

Partout où il est possible d'aller, l'Homme peut se transformer en photographe.

Le manque ou l'absence de lumière conduit beaucoup de photographes à renoncer aux prises de vues une fois la nuit tombée.

Il existe pourtant une communauté attendant ce moment avec impatience.

"Les peintres de la nuit".

Ils utilisent des techniques photographiques, faisant appel à des éclairages artificiels. Cette discipline semble probablement aussi vieille que la photo elle même [lien]. Ces précurseurs ne disposaient pas d'éclairages sophistiqués mis à notre disposition aujourd'hui.

C'est sous la dénomination de Light painting (peinture lumineuse) que cette technique est actuellement la plus connue.

 

Lisez la suite sur

 

photonaturefontainebleau nouvelle édition

 

 


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Mise à jour de l'Album Photo Journalier.

 

 

 

 


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Fontainebleau le 15 novembre 2013

 

 


Mise au point pour les inévitables "spécialistes grincheux"


Si vous prenez la peine de lire en entier cet article vous comprendrez qu'il n'est pas ici question de "diaboliser" ces animaux.

Ce que je n'ai fait  à aucun moment faut-il le préciser.


Certaines photos ne sont là qu'à titre d'illustration, ce ne sont pas toutes des vipères comme vous avez pu le constater !


Les animaux photographiés à part ceux dont

je ne peux vérifier les conditions de prise de vue n'ont pas été tués ou maltraités.


Le but de ce petit texte est là pour nous rappeler des règles de prudence à adopter dans la nature un point c'est tout.


jeanpoule

 

 

 

MESURES À PRENDRE : 

 

-APRÈS UNE MORSURE DE VIPÈRE


-POUR ÉVITER LES MORSURES DE VIPÈRES

 

 

 

  MESURES À PRENDRE

APRÈS UNE MORSURE DE VIPÈRE

 

 

SIMULTANÉMENT

 

VOUS DEVEZ

 

PROTÉGER ALERTER SECOURIR

 


 

 

 

PROTÉGER

 

Éloigner, si ce n'est fait, l'animal de la victime ;

Ne chercher pas à tuer l'animal en guise de représailles !

Éloigner les curieux et les personnes inutiles  ;

Placer le blessé dans un endroit où il ne risque pas de suraccident ;

Protéger la victime des intempéries, fortes chaleurs ou précipitations ; 

Si vous êtes amené à entrer en contact avec la plaie, faites le avec les mains munies de gants (transmission possible du VIH)


 

 

 

ALERTER

 

 

Les secours

 

15  SAMU

  ou

18 SAPEURS POMPIERS

ou 

112 APPEL URGENCE EUROPÉEN

(À utiliser avec le téléphone mobile)

 


 

 

 

RENSEIGNER LES SECOURISTES
  

 

Vous devez pouvoir donner aux secours :

 

-votre numéro de portable ou de poste fixe ;

-l'endroit précis où vous vous trouvez, ville la plus proche, rue, nom du chemin, lieu dit, etc, (la carte est bien utile dans ces cas là).

-les possibilitiés d'accès au site d'évacuation ;

-les circonstances de l'accident ;

-le nom de la victime, son âge, son sexe ;

-les mesures prises ;

Vous devez pouvoir répondre aux questions que les secours vous posent ;


VOUS NE "RACCROCHER" JAMAIS EN PREMIER !

 

 

 

 

SECOURIR

 

 

 

CALMER LA VICTIME

L’agitation en augmentant le flux de la circulation, accélère la diffusion du venin et donc l’apparition des premiers symptômes de l’envenimation.


DÉSINFECTER LA PLAIE

La désinfection de la plaie se fait de préférence avec un produit non alcoolisé, l’alcool favoriserait la dissémination tissulaire du venin.

Utiliser des gants pour vous prémunir d'une éventuelle transmission du VIH par le sang sortant de la morsure.


L’Aspivenin (pompe d’aspiration à appliquer sur la morsure) n’est pas efficace.


SUPPRIMER LES ÉVENTUELS GARROTS

Tout ce qui peut faire garrot est ôté (bague, bracelet, chaussures serrantes…)



IMMOBILISER LA VICTIME

L’immobilisation a pour but de soulager la douleur et de limiter les mouvements musculaires.

En attendant l’évacuation vers l’hôpital, garder la victime au repos, en position latérale de sécurité si possible.

 

 

3f3d720ba0Photo extraite du site amélie.santé.fr

 

 

Le membre atteint est surélevé.


ÉVENTUELLEMENT

Un anti douleur type paracétamol peut être administré si nécessaire.


FAIRE ÉVACUER

Vous devez, accueillir, diriger, orienter les secours pour faciliter l'évacuation.

 

0652-viperes 0653

 

 

Notez bien :

Vous devez rester proche de la personne mordue, lui parler, la rassurer en attendant son évacuation.

 


 

 

 

 

UN CONSEIL ?

 

OUBLIEZ TOUTES SORTES DE TRAITEMENTS ET DE REMÈDES  NE FIGURANT PAS DANS LA LISTE CI-DESSUS


Il ne sert à rien de lister ce qu'il ne faut pas faire !

 

 

 

 

 

COMMENT ÉVITER LES MORSURES DE VIPÈRES 

 

 

 

 

Ces recommandations doivent être appliquées durant la période d'activité des reptiles c'est à dire en général de mars/avril à septembre/octobre

 

-ne circulez pas dans la nature là où vous êtes susceptible de rencontrer des vipères, en petites chaussures, en espadrilles ou pieds nus ;

-portez des chaussures de marche fermées, des bottes ...

 

coronelle-lisse.jpgCette photos est là à titre d'illustration,

il ne s'agit pas d'une vipère comme vous pouvez le remarquer !

 


ou des guêtres par exemple ;

 

Sans-titre-1

Source image Wikipedia


-dans la nature évitez de marcher sans bruit, vous risquez de surprendre l'animal ;

-regardez où vous poser les pieds, une vipère est peut être en train de faire la sieste au milieu du chemin ;

 

Ajout du 2 juin 2012

 

0652-viperes 1899

Cette photos est là à titre d'illustration,

il ne s'agit pas d'une vipère comme vous pouvez le remarquer !

 

 

0652-viperes-1902.jpg

Cette photos est là à titre d'illustration,

il ne s'agit pas d'une vipère comme vous pouvez le remarquer !

 

-préférez le pantalon au short ; 

-ne fouillez pas sous les roches sans précautions ;

-ne déplacez pas des tas de végétation sans gants ou sans prendre la précaution de vous munir d'un outil ;

 

-en camping n'enfilez pas de bottes ou de chaussures dans lesquelles un reptile a peut-être trouvé refuge ;

-en camping ou dans les zones susceptibles d'accueillir des vipères secouez ou retournez les récipients avant de les utiliser ;

-ne vous couchez pas dans une tente ou un sac de couchage resté au soleil sans avoir pris la peine de contrôler l'intérieur ;

 

Bundesarchiv Bild 146-1988-019-1Deutsches-Bundesarchiv-(Ger

Source image wikipedia

-les varapeurs sont attentifs à leurs prises, en effet des reptiles peuvent trouver refuge dans les enfractuosités des rochers.

 

800px-Climbing 0

  Source image wikipedia

Une main placée dans l'enfractuosité du rocher où avait trouvé refuge cette Vipère aspic a nécessité une évacuation sur l'hôpital de Fontainebleau d'un membre du GERSAR au cours de la sortie du mois d'avril 2012.

Se sentant menacé l'animal a infligé deux morsures à notre homme.

 

0652-viperes 0644


-ne "taquinez" pas une vipère sous pretexte de voir comment elle réagit au dérangement ;

-les entomologistes se muniront d'un bâton pour retourner les pierres et les troncs d'arbres ;


-les photographes agiront calmement sans mouvements brusques pour approcher les vipères.

Grand principe à appliquer : un animal ne doit JAMAIS se sentir menacé ;

- ne  manipulez pas de vipères à mains nues sous prétexte d'épater l'assistance ;


2011.03.20 269 sortie printemps photonature Montage d'une photo personnelle et d'une photo de vipère parue sur wikipedia


-les personnes ayant la fâcheuse habitude de laisser leur chien divaguer dans la nature durant leur promenade font courir à leur compagnon à quatre pattes un sérieux risque de morsure fatale ;

 

 



Une attention particulière doit être apportée à la protection des enfants.

-le rapport poids quantité de venin leur est particulièrement défavorable.

-leur petite taille peut être à l'origine de morsures particulièrement délicates

 

 

enf


 

 

 

  LA MORSURE DE VIPÈRE 

 

 

 

Les vipères chassent des proies vivantes qu'elles tuent en leur injectant une dose létale de venin.

Deux dents creuses, appelées crochets, bien visibles sur cette photo sont utilisées par la vipère pour pratiquer l'envenimation.

En consultant les liens en fin d'article vous pourrez vous rendre compte que les morsures ne sont pas toutes envenimées !

 


VIPERE YVES BRUNELLI

Crédit photo Yves BRUNELLI du site http://vipere-passion.over-blog.fr/

 

 Les venins, propres à chaque espèce, sont essentiellement composés d’enzymes et de toxines favorisant, ou entraînant la mort de la proie, et une prédigestion des tissus.

 

Les vipères, comme de nombreux autres animaux, sont menacées ou en voie de disparition.

Les raisons de ce déclin sont multiples :

-disparition des habitats en raison de l'urbanisation croissante et anarchique ;

-destruction volontaire par, ignorance, stupidité ou par tradition ;

-artificialisation de l'agriculture peu respectueuse des êtres vivants ;

-chasse et capture par les herpétologues amateurs ;

-incendies volontairement pratiqués lors des écobuages (gestion d'un autre âge ! du moyen âge plus précisément)

 

Bon à savoir : les serpents comme les autres animaux ne sont agressifs envers l'Homme que s'ils se sentent menacés ou acculés.

Jamais une vipère ne s'attaquera à l'Homme délibérément.

 


 

 

  CROYANCES ET EXPRESSIONS LIÉES AUX VIPÈRES 

 

 

 

CROYANCES


-les vipères tètent le pis des vaches  ;

-les vipères sont parachutées, ou dispersées par hélicoptères, dans certaines régions de France par les écologistes (barbus bien entendu, les écolos, pas les serpents ! )

-les vipères sont capables d'hypnotiser leurs proies ;

-les vipères sont en charge de la garde de trésors ;

-une vipère noyée dans l'alcool y crache son venin, cette potion est censée soigner les rhumatismes ;

-le venin est censé faire disparaître les rides.


EXPRESSIONS


-langue de vipère : personne médisante ;

-nœud de vipères : groupe de personnes médisantes.


Je terminerai en disant que le serpent est la cause de tous nos malheurs.



 

 

 

 

Pour écrire cet article j'ai fait appel à des renseignements jugés fiables sur les sites suivants :

 

 

Centre antipoisons belge

 

COLLEGE DE MEDECINE
D’URGENCE DE BOURGOGNE

 

RETROSPECTIVE DE 99 CAS DE MORSURES EN VALAIS

 

LES MORSURES DE VIPÈRES

 


 

 

À bientôt chers lecteurs sur photonaturefontainebleau

 

 

 

N'OUBLIONS PAS LES PERLES DU TEMPS PASSÉ 

 

 

 

 

RÉPERTOIRE DE PHARMACIE.

   NEW-YORK ET A LONDRES, CHEZ H. BAILLIERE 1863 1864

 

 

Dans quelques départements, pour favoriser autant que possible la disparition des vipères, il a été alloué des primes pour chaque animal détruit: c'est ainsi que l'on accorde 25 centimes par tête, dans l'arrondissement de Vendôme (Loir-et-Cher), à Fontainebleau, ainsi que dans l'arrondissement de Semur (Côte-d'Or), où d'abord elle était fixée à 50 centimes; malheureusement la chasse a diminué alors dans une proportion très-grande, et la destruction ne donne plus des chiffres aussi élevés qu'avant cette mesure (1566 vipères en 1857, 5330 vipères en 1858, et 5448 en 1859). Les chiffres qui nous ont été communiqués pour le département de la Haute-Marne par madame A. Passy, ont une éloquence qui nous dispensera d'autres détails, pour démontrer l'importance de la fondation de primes pour la destruction des vipères: t En 1851, la quantité de vipères et les » accidents qui en résultaient commencèrent à émouvoir assez vivement le » conseil d'arrondissement de Chaumont, pour qu'il demandât au conseil » général de voter des fonds pour leur destruction; proposition qui fut » discutée et alors rejetée. En 1855, la demande d'un crédit fut de nou» veau présentée au conseil général, qui la prit en considération et alloua » la somme de 1500 francs, inscrite au budget de 1856 : un arrêté pré» fectoral de novembre 1855 fixa la prime à 50 centimes par tête de vipère » tuée et présentée; mais dès la première année, le nombre des vipères » apportées a été tel, que la somme de 1500 francs a été dépassée et a atteint » le chiffre de 8707 fr. 50 c, ce qui représente l'extermination de » 17 415 vipères. En 1857, l'allocation étant encore de 1500 francs, il a » été payé 983 francs représentant 1966 vipères à 50 centimes ; en 1858, » les vipères n'étant plus payées que 25 centimes, leur nombre s'est élevé » à 11 532 et le prix payé a été de 2883 francs; en 1859, il y a eu 8066 vi» pères détruites, en 1860, 10 330, et en 1861, jusqu'au 25 octobre, » 7036 vipères : le total des vipères dont l'établissement de la prime a » causé la destruction, a donc été, de 1856 à 1 861, de 57 045 vipères I »

Des faits que nous venons de rapporter, il résulte certainement que le meilleur moyen d'arriver à la destruction des vipères, est la fondation de primes accordées pour chaque animal tué et présenté : c'est là, du reste, l'opinion qui est le plus généralement admise, et l'efficacité de cette mesure sera incontestable si la prime est suffisamment élevée ; car sans cela elle cessera encore d'être un appât pour les chasseurs de vipères, et la preuve en est que, dans les départements où la prime a été abaissée de 50 centimes à 25, on a constaté immédiatement une diminution notabledans le nombre des animaux présentés (Haute-Marne, Côte-d'Or). Il parat1 aussi très-important de faciliter autant que possible le payement de la prime, car il paraît que dans quelques localités, et en particulier dans l'Yonne, les formalités à remplir ont dégoûté les chasseurs de vipères.

 

 

 

THÉRAPEUTIQUE. — TOXICOLOGIE.

SUR LA MÉDICATION A OPPOSER A LA MORSURE DES VIPÈRES , ET SUR LES MEILLEURS MOYENS DE DESTRUCTION DES REPTILES, PAR M. LÉON SOUREIRAN.


Quelle que soit la médication en faveur dans le pays où un homme aura été mordu par une vipère, nous croyons que le mieux sera d'opérer immédiatement une ligature assez large pour ne pas blesser, au-dessus do la partie piquée, de façon à interrompre toute communication avec le tronc et à prévenir ainsi l'absorption du poison. Le malade opérera la succion de ses plaies et tâchera de les faire saigner, et s'il est nécessaire on opérera quelques scarifications, puis on cautérisera les plaies soit au fer rouge, soit au moyen d'un caustique : on pourra employer avec avantage la liqueur dont la formule a été donnée par le docteur Rodet contre l'absorption du virus vénérien, et qui est composée de: perchlorure de fer, 4grammes; acide citrique, 4 grammes ; acide chlorhydrique, 4 grammes; eau distillée, 24 grammes. On en instille une goutte sur la partie piquée, et l'on applique dessus, pendant un quart d'heure environ, un peu de charpie ; le patient éprouve un sentiment de cuisson qui ne dure qu'uninstant ; il se forme une ampoule qui finit par avoir l'aspect d'une piqûre de cousin. Cette papule cesse de s'étendre au bout de vingt à trente minutes, commence à se flétrir au bout de deux heures, et disparaît complètement au bout de quelques heures. On pourra employer aussi l'iode ou l'iodure de potassium ioduré, proposé par M. Brainard, ou même le brome. D'après M. Viaud-Grandmarais (1), on substituera avec avantage à ces liquides la solution de MM. Brainard et Green, qui peut, sans inconvénient, être mise entre les mains de tout le monde. Elle est formée de: eau, 60 grammes ; iodure de potassium, 4; iode métallique, 1 25 centigrammes.

Mais tous ces moyens ne sont bons qu'à la condition d'être appliqués immédiatement, et leur action n'est que médiocre en comparaison de ceux que l'on doit prendre à l'intérieur. On se trouvera bien de faire frotter le membre et les environs de la plaie avec des liniments ammoniacaux, et plus tard on posera des cataplasmes émollients dont l'utilité est de faire cesser le gonflement et l'engorgement du membre. On donnera à l'intérieur des toniques et des sudorifiques, quelquefois des potions ammoniacales, mais l'action de ces dernières n'est pas assez certaine pour qu'on ne puisse s'en passer complètement. Du reste, la médication offrant des variations presque avec chaque malade, il ne reste au médecin qu'à se laisser guider par les circonstances pour faire ses prescriptions dans tel ou tel sens.

 

Dans l'état actuel des choses, l'animal qui semble le mieux disposé pour détruire les vipères, est certainement le cochon ou le sanglier, qui en est très-friand, et qui sait très-bien les tuer après leur avoir mis le pied sur la tête (Pyrénées, Estramadure, Dordogne, Haute-Marne). Nous signalerons ici l'observation faite par les habitants de la Double (Dordogne) que les vipères sont devenues de beaucoup plus nombreuses, depuis que les sangliers y ont été détruits (de Lentilhac), et surtout le fait suivant, dont nous devons la communication à l'obligeance de madame Passy: « Le » parc de Château-Vilain (Haute-Marne), agreste, sauvage et de plus de » 200 hectares, fourmillait de vipères avant qu'on ne mêlât des sangliers » aux cerfs, aux daims et aux chevreuils qui en sont les habitants actuels. » Mais à peine ceux-ci y furent-ils, que les reptiles, sans disparaître tout > à fait, diminuèrent pourtant dans une telle proportion, que la promenade » au parc pouvait se faire sans inquiétude. Toutefois il advint que, comme

(1) Pour faciliter l'introduction du caustique dans la plaie, M. Viaud-Grandmarais a imaginé un petit flacon fermant à l'émeri, dont le bouchon, long et conique inférieurement, plonge dans le liquide. Au moyen de ce bouchon, on peut faire pénétrer la substance médicamenteuse par gouttes jusqu'au fond des blessures agrandies. Ce petit appareil est de dimension telle, qu'il est très-facile à emporter, et peut remplacer avec avantage le flacon d'alcali volatil dont se munissent presque tous les chasseurs.

» le parc contenait de bonnes truffières, les sangliers ravagèrent tout » pour trouver et manger les truffes, ce qui força à tuer, en 1857, le derJ> nier des sangliers qu'on y avait mis. Mais depuis qu'il n'y a plus de » sangliers, les vipères reparaissent et se font voir en tel nombre, que l'on » a résolu de remettre des sangliers au parc, pour pouvoir y maintenir un » équilibre tolérable. » (Madame Passy, 1859.)

Dans quelques départements, pour favoriser autant que possible la disparition des vipères, il a été alloué des primes pour chaque animal détruit: c'est ainsi que l'on accorde 25 centimes par tête, dans l'arrondissement de Vendôme (Loir-et-Cher), à Fontainebleau, ainsi que dans l'arrondissement de Semur (Côte-d'Or), où d'abord elle était fixée à 50 centimes; malheureusement la chasse a diminué alors dans une proportion très-grande, et la destruction ne donne plus des chiffres aussi élevés qu'avant cette mesure (1566 vipères en 1857, 5330 vipères en 1858, et 5448 en 1859). Les chiffres qui nous ont été communiqués pour le département de la Haute-Marne par madame A. Passy, ont une éloquence qui nous dispensera d'autres détails, pour démontrer l'importance de la fondation de primes pour la destruction des vipères: t En 1851, la quantité de vipères et les » accidents qui en résultaient commencèrent à émouvoir assez vivement le » conseil d'arrondissement de Chaumont, pour qu'il demandât au conseil » général de voter des fonds pour leur destruction; proposition qui fut » discutée et alors rejetée. En 1855, la demande d'un crédit fut de nou» veau présentée au conseil général, qui la prit en considération et alloua » la somme de 1500 francs, inscrite au budget de 1856 : un arrêté pré» fectoral de novembre 1855 fixa la prime à 50 centimes par tête de vipère » tuée et présentée; mais dès la première année, le nombre des vipères » apportées a été tel, que la somme de 1500 francs a été dépassée et a atteint » le chiffre de 8707 fr. 50 c, ce qui représente l'extermination de » 17 415 vipères. En 1857, l'allocation étant encore de 1500 francs, il a » été payé 983 francs représentant 1966 vipères à 50 centimes ; en 1858, » les vipères n'étant plus payées que 25 centimes, leur nombre s'est élevé » à 11 532 et le prix payé a été de 2883 francs; en 1859, il y a eu 8066 vi» pères détruites, en 1860, 10 330, et en 1861, jusqu'au 25 octobre, » 7036 vipères : le total des vipères dont l'établissement de la prime a » causé la destruction, a donc été, de 1856 à 1 861, de 57 045 vipères I »

Des faits que nous venons de rapporter, il résulte certainement que le meilleur moyen d'arriver à la destruction des vipères, est la fondation de primes accordées pour chaque animal tué et présenté : c'est là, du reste, l'opinion qui est le plus généralement admise, et l'efficacité de cette mesure sera incontestable si la prime est suffisamment élevée ; car sans cela elle cessera encore d'être un appât pour les chasseurs de vipères, et la preuve en est que, dans les départements où la prime a été abaissée de 50 centimes à 25, on a constaté immédiatement une diminution notabledans le nombre des animaux présentés (Haute-Marne, Côte-d'Or). Il parat1 aussi très-important de faciliter autant que possible le payement de la prime, car il paraît que dans quelques localités, et en particulier dans l'Yonne, les formalités à remplir ont dégoûté les chasseurs de vipères.


 

 

 

Publié dans : -Connaissance nature
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